3055 jours de guerre en Europe
1 – Ça pète de partout ; 2 – C’est maintenant l’Asie et le Japon ; 3 – La reconnaissance d’un État palestinien ; 4 – Le Tour de France écrasé par… l'ennui
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1 – Ça pète de partout.
Quand en bas on ne veut plus vivre comme auparavant, et en haut on ne sait plus faire comment : il s’agit de la manifestation la plus claire de la crise politique.
Lorsque la colère se conjugue à l’impuissance, alors ça "pète de partout", c’est la bagarre à tous les étages, comme on dit dans le cyclisme sur une étape de montagne, sauf qu’ici les bagarres sont des crises politiques qui se muent en crise de régime où plus personne ne contrôle rien. Les logiques mécaniques s’imposent dans un concert de heurts et de clameurs.
Observons quelques manifestations de cet état alors que les juilletistes achèvent leurs congés et les aoûtiens sont sur les starting-blocks.
La loi Duplomb
La loi Duplomb réintroduit le pesticide "Acétamipride", interdit en France mais toléré en Europe jusqu’en 2030. Il s’agit en fait d’un engagement du gouvernement Attal face au puissant mouvement des agriculteurs de février 2024.
Pour faire rentrer les "paysans" et isoler la Coordination rurale, avec l’aide de la FNSEA, le Premier ministre leva le pied sur les pesticides, dont certaines interdictions étaient elles-mêmes une concession précédente envers les écologistes. C’est cela l’engrenage infernal dû à l’absence de rapport de force : chaque action induit un contre-effet. À l’époque, les betteraviers contents, le mouvement s’arrête net.
Le sénateur Du Plomb, agriculteur de son état, présente donc une loi en ce sens, sous les applaudissements du monde agricole.
Une étudiante lance une pétition contre ladite loi, qui enflamme les réseaux sociaux. En quelques jours, elle devient un événement politique majeur avec 2 millions de signatures.
Elle dépasse largement les records précédents de la loi El Khomri ou de l’Affaire du Siècle. Cette pétition manifeste la réprobation d’une partie de l’opinion, tétanise l’exécutif déjà très affaibli. Il ne peut céder, de peur d’un nouveau mouvement des agriculteurs au motif du respect de la parole donnée.
De fait, ces derniers réagissent déjà, déversent œufs, fumiers et abats devant la permanence du député écologiste Roumonegas. Mais, expression de l’impossible équilibre : à l’autre pôle, la députée Renaissance Liliane Tanguy est bruyamment et violemment contestée lors d’une de ses sorties, pendant qu’elle est harcelée sur les réseaux sociaux au point de porter plainte. Et ça s’emballe : 400 chefs cuistots viennent en soutien de la pétition, ils lancent un appel dans Le Monde : "Nous, restaurateurs, faisons ce métier pour nourrir, pas pour empoisonner."
Ambiance ! La polarité est totale.
La présidente de l’Assemblée, alors que l’exécutif a totalement disparu, tente de calmer les esprits avec un nouveau débat... mais sans vote.
2 millions de pétitionnaires pour revenir sur la loi Du Plomb, et l’impossibilité de répondre autrement que par un débat sans débouché courant octobre. Et il ne changera rien !
"Usine à frustration", analyse le constitutionnaliste B. Morel.
Emportée par l’élan pétitionnaire, Sandrine Rousseau se fait mouche du coche et déclare : "Rien à péter du rendement des agriculteurs", ce qui certes chauffe les siens mais surmobilise les autres, déjà passablement énervés par la tournure du moment. Pour exister dans la "mob", Sandrine Tondelier demande à Macron de ne pas promulguer la loi.
Ce retour au droit de veto royal, abandonné en 1791, est amusant mais indicatif de l’aveuglement dans l’excitation générale. Le président n’a pas le loisir de proclamer ou pas. Il a obligation de le faire, encore heureux. Passons sur la cheffe écolo, mais voir D. de Villepin lui emboîter le pas... on se dit là : ça chauffe dur !
Lui n’a pas d’excuse : il sait parfaitement que Chirac a dû promulguer le CPE, puis demander au gouvernement de ne pas rédiger les décrets d’application ; seule une nouvelle loi est venue se substituer au CPE.
Macron a-t-il la capacité politique de le faire, vu son faible rapport de force et le risque d’un mouvement de l’agriculture contre lui ?
Et pour vous démontrer le carambolage dans lequel nous sommes, cette crise intervient juste après son offensive écolo, avec son discours du 18 juin à Nice, lors de la Conférence des Nations Unies sur les océans.
Si Macron veut être cohérent avec son engagement pour la cause écologiste, il peut recourir à l’article 10 de la Constitution et demander une nouvelle lecture. C’est l’exigence de la gauche au Sénat. Ne rien faire, c’est cristalliser la colère d’une partie de l’opinion et alimenter la crise sociale qui affleure.
Revenir sur l’engagement du "pouvoir", c’est basculer dans une confrontation où la parole de l’État aurait perdu toute crédibilité pour une sortie de crise.
Les guérillas narcotrafics
La mexicanisation de la France est en marche ! La République doit casser les bandes dans le respect de l’État de droit. Toute la question est là. Une partie de l’opinion est à l’image du rédacteur en chef du Figaro Magazine, suffoquant de rage devant les guérillas urbaines de Limoges : « Répression, répression, répression », clame-t-il sur LCI !
Guillaume Roquette, à son corps défendant, appuie là où ça fait mal. Que fait le ministre de l’Intérieur, pourtant soutenu par Le Figaro pour la présidentielle, face à cette guerre déclarée à la République ?
Le paradoxe de la situation tient au fait que le combat contre le narcotrafic est porté par le ministre de la Justice qui, éconduit de l’Intérieur, a fait de l’isolement des condamnés – mais également de ceux qui ne sont pas encore condamnés – son cheval de bataille pour rester dans la course présidentielle.
Les Français sont éberlués par les scènes de guérilla urbaine dans des villes moyennes réputées tranquilles comme Limoges, Verdun ou Le Creusot.
Mais, le ministre de la Justice leur dit que plus de 100 à 200 trafiquants dirigent ce trafic et des bandes mafieuses depuis leur cellule.
Et, fort de l’émoi provoqué par les événements, Darmanin se propose non seulement d’écouter toute personne qui, de près ou de loin, et même par hasard, a été un "contact élargi" des trafiquants, mais décide des "procédures coffre". Celles-ci consistent à cacher à la défense une partie de l’instruction, et en particulier les mises en accusation par des repentis.
On a toujours de bonnes raisons, en prenant l’opinion à témoin, pour réduire les libertés publiques et les droits de la défense. Mais, on ne sait jamais qui, un jour, utilisera les nouvelles lois répressives.
Le sujet n’est pas là – en tout cas, principalement.
C’est l’importance du phénomène qui mine le pays en profondeur. C’est une crise qui s’ajoute aux autres et s’impose à la France sans qu’elle la maîtrise.
C’est l’aspect inexpugnable, incontrôlable, immaîtrisable du trafic, au plus près de chaque Français, qui fait sens et donne à voir une forme d’impuissance de l’État.
Le narcotrafic est une affaire très lucrative. Il génère de 3 à 6 milliards d’euros par an de cash.
Étienne Blanc, qui, avec Jérôme Durain, a produit un excellent rapport sénatorial sur le sujet, donne un exemple édifiant de sa rentabilité : à la Bourse, 1 000 € investis rapportent 1 100 à 1 200 €.
Dans le narcotrafic, 1 000 € investis dans la cocaïne rapportent 180 000 €.
C’est tout simplement vertigineux.
Mais, cela ne s’arrête pas là : le trafic emploie près de 200 000 personnes.
C’est une forme de contrôle social qui vient se substituer au recul de la République.
Évidemment, les emplacements de vente sont précieux et donnent lieu à des guerres de gangs, avec des meurtres en série.
C’est la raison pour laquelle se retrouver en prison et continuer son business est une assurance-vie.
On évoquait, il fut un temps, les territoires perdus de la République, les zones de non-droit, en les identifiant à l’islam.
Cela existe, mais ce n’est pas la majorité du genre, et derrière, il y a une réalité bien plus redoutable que la conquête des esprits : le contrôle financier des quartiers.
Ce qui importe dans notre analyse politique du moment, c’est que la visibilité de ces faits pour l’opinion – et même leur instrumentalisation politique – participe du climat où, pour les Français, l’État est impuissant dans le cœur régalien de ses prérogatives.
La rentrée sera chaude.
Un collectif « Sans nous, ils ne sont rien » appelle à bloquer le pays à partir du 10 septembre :
« Menons des actions pacifiques pour dénoncer les injustices et reprendre le pouvoir. »
Ce dernier membre de la phrase est intrigant. Gilets jaunes ou Nuit debout ?
En tout cas, il y en a un qui a sauté sur l’occasion : F. Ruffin fait immédiatement écho à cette exigence en appelant « à une censure populaire du gouvernement ».
Comme lors du mouvement des retraites, l’intersyndicale reconstituée tente de prendre de vitesse un possible mouvement autonome.
Une pétition en ligne est lancée : « Le budget Bayrou, ça suffit ! », combattant les sacrifices pour « toujours les mêmes ».
Ce faisant, cette course-poursuite mobilise : il y a déjà 500 000 signatures.
Il ne serait pas étonnant que l’intersyndicale appelle à manifester dès septembre, déclenchant un mouvement social catalysant les colères, balayant tout sur son passage.
Ce qui va réduire l’espace de négociation de F. Bayrou, qui ne peut s’engager dans des compromis avec une telle accélération sociale.
F. Bayrou va être confronté à cet appel d’air et donc à une motion de censure d’emblée.
Toutes les gauches sont vent debout contre ce budget, même si elles ne sont pas toutes pour la censure et pour basculer dans la crise de régime sans budget.
Mais si le mouvement démarre, ils ne seront pas nombreux, ceux qui se dresseront pour la non-censure au nom de l’intérêt général de la France.
Les digues vont céder sans aucune équation politique pour faire face.
Retailleau rejoue Sarkozy.
Dans une interview à Valeurs actuelles, le ministre de l’Intérieur s’attaque au président de la République.
Il est immédiatement contré par la ministre de l’Éducation nationale, l’ancienne Première ministre É. Borne.
Le prétexte est futile : LR jubile, Renaissance s’étrangle, l’Élysée boude.
Il s’agit de savoir si le « en même temps » macroniste est dépassé, lui qui n’a jamais excédé le temps de l’énoncé.
On attend toujours des mesures dites de gauche.
Mais, c’est évidemment d’un prétexte.
Tout à la « remontada » dans l’électorat national-populiste – l’invitation de R. Ménard aux universités de LR l’atteste – Bruno Retailleau doit combiner visibilité et radicalité nationaliste d’exclusion.
Il lui faut tout à la fois rester au gouvernement et s’en distinguer, comme le fit à la même place un certain Sarkozy s’attaquant au président de la République J. Chirac, faisant feu de tout bois, moquant même la passion présidentielle pour les sumos.
Il s’agit là de la contradiction invalidante du bloc central : se séparer de LR ruine symboliquement cet attelage et affaiblit un peu plus l’exécutif.
Garder LR, c’est être assuré de provocations, d’explosions ou de confrontations.
Pour LR, quitter le bloc central, c’est perdre une exposition qui a fait le retour en grâce sondagière des « gaullistes maintenus ».
Pour autant, il faut régulièrement manifester sa singularité pour ne pas être embarqué dans le naufrage de la Macronie.
Bref, Retailleau se veut l’opposant de l’intérieur refusant de démissionner.
Comme Sarkozy en son temps, un ministre candidat à la présidentielle, ça ouvre sa gueule mais ça ne démissionne pas.
Cette gymnastique nourrit la crise sans aucune possibilité d’être surmontée.
Voilà : la crise est partout, la solution nulle part. La demande d’ordre, face à une situation où tout semble bloqué, monte dans le pays.
Elle devrait conduire à une dissolution... mais là encore, la crise est au bout... de régime, cette fois.
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2 – C’est maintenant l’Asie et le Japon.
La frontière entre le Cambodge et la Thaïlande est l’objet d’un conflit meurtrier depuis quelques jours : 14 morts et 130 000 déplacés. Le regain de nationalisme dans les deux pays, comme partout dans le monde, se cristallise sur la "frontière rectiligne" tracée par la France en 1905 à l’époque du royaume de Siam et de la création de l’Indochine française. On ne soulignera jamais assez ce legs colonial aux questions nationalistes du XXᵉ siècle et de nos jours.
Comme la question du Cachemire entre le Pakistan et l’Inde, il s’agit là d’un conflit non résolu depuis des années, qui resurgit à coups de roquettes sous la poussée du nationalisme. L’Asie n’échappe pas à cette tendance planétaire.
Il suffit de constater les résultats des élections sénatoriales au Japon, où un parti, le Sanseito, avec son slogan « Le Japon d’abord » – cela ne vous rappelle rien ? – créé en 2020, vient de faire un bond à 13 %, alors que le PLD conservateur recule.
Je vous avais dit, lors de mon séjour au Japon, que la question de l’immigration, nécessaire vu la faiblesse des naissances, allait provoquer une résurgence nationaliste.
C’est le cas avec ce parti d’extrême droite, qui est aussi révisionniste. Il refuse et conteste le massacre de Nankin, et revisite le projet impérial en déclarant que le Japon libérait à l’époque les peuples d’Asie. Très anti-vieux, accusés de s’accaparer toutes les richesses, il est particulièrement xénophobe.
Il s’en prend avec virulence aux "occupants américains" qui ont imposé leur Constitution. Et ça marche.
Cette irruption, qui est l’expression nippone de la vague national-populiste, conduit à une crise politique sans précédent. Le PLD, qui domine la vie politique depuis 1947, n’a plus de majorité, même avec le parti Komeito, bouddhiste conservateur.
Dans une situation où la gauche subit un recul historique – le PS a quasiment disparu et le PCJ, qui était encore puissant à Tokyo qu’il a dirigée tout autant –, la question de l’alliance des droites est à l’ordre du jour, à condition d’un tournant nationaliste. Cela ne fait pas nécessairement les affaires de l’administration Trump, déjà confrontée au même mouvement en Corée du Sud, dans l’Asie du Sud-Est et en Inde.
Le nationalisme d’exclusion est en train de remodeler le monde, mais pas tout à fait pour le meilleur.
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3 – Un État palestinien.
La reconnaissance de l’État palestinien par le président de la République sur X et Instagram interposés, cela est un peu "short", je vous l’accorde ! (Le groupe socialiste à l’Assemblée nationale l’avait proposé dans une résolution en 2014.)
Ce n’est pas « Vive le Québec libre » du général De Gaulle au balcon de l’Hôtel de Ville de Montréal le 24 juillet 1967, même si c’en est l’anniversaire, ni le discours de Mitterrand au Parlement allemand à propos des SS20 et des Pershing, le 20 janvier 1983, et encore moins celui de la Knesset le 4 mars 1982 pour une solution à deux États, sans aller jusqu’à celui de Villepin le 14 février 2003 aux Nations Unies ou encore le discours à la Nation de Hollande à propos de l’intervention au Mali le 12 janvier 2013. Autant de prises de position qui ont façonné la voix singulière de la France. Alors un tweet, cela manque un peu de panache. Ce "petit sujet" nécessitait peut-être une allocution aux Français. Mais bon, il y avait urgence, puisque l’Europe ne veut pas aller au-delà d’une réprobation morale de ce que fait Israël à Gaza.
La France répond ainsi au vote de la Knesset proclamant le lien inaliénable de l’État hébreu à la Cisjordanie, donnant même des moyens financiers à la colonisation. Il n’y a pourtant là aucune "légitimité" : ni tuerie de masse, ni pogrom antisémite, ni otages au feu vert pour les colons. Il découle de la nature de la coalition d’extrême droite au pouvoir en Israël.
Il y a urgence au vu de la situation faite aux Palestiniens à Gaza, entre bombardements et famine, sans oublier les morts d’enfants chaque jour et le regroupement de force des Gazaouis dans des espaces de plus en plus réduits.
Il y a urgence au regard de la montée partout de l’abominable antisémitisme, comme en Espagne ou, dans une autre mesure, en Grèce, libéré par l’horreur de la situation faite aux Palestiniens.
Il y a urgence : les Israéliens ne supportent pas – à raison – la détention des otages détenus par le Hamas. La société israélienne se fracture, subit une vague d’émigration sans précédent.
La contestation de Netanyahu s’étend dans tout le pays, au point où un mouvement Mesarvot d’adolescents appelle les jeunes à déserter l’armée israélienne – ce qui n’est pas sans rappeler le mouvement des rappelés pendant la guerre d’Algérie.
Israël est isolé comme jamais dans son histoire et voit son économie menacée.
Il faut arrêter cette fuite en avant au plus vite. Il faut empêcher l’épuration ethnique entreprise par l’extrême droite. C’est un drame meurtrier pour les Palestiniens, une catastrophe pour Israël, une menace pour les Juifs de par le monde.
Devant l’émotion internationale, on rétorque souvent : « Dites-vous que si le Hamas libérait les otages, la guerre s’arrêterait. » La barbarie des uns n’excuse pas la barbarie des autres. Il faut combattre toutes les barbaries quand elles se manifestent.
Quant à l’argument « la reconnaissance de l’État palestinien est une capitulation devant le terrorisme », c’est un argument paradoxal, car le Hamas, milice terroriste intégriste, refuse une solution à deux États. Donc un État palestinien, c’est sans le Hamas, tout simplement parce que pour le gouverner, un État palestinien, il faut reconnaître Israël.
La prise de position de Macron, pour étonnante qu’elle soit dans la forme, est juste sur le fond.
Même si le pas de deux Meloni-Tebboune au même moment y est aussi pour quelque chose.
Macron enfonce ainsi un coin entre les deux et leur rapprochement, car la question palestinienne est identitaire pour l’Algérie.
Quant à la décision d’attendre septembre, la session des Nations unies, pour l’officialisation, E. Macron n’est pas en situation de refuser la standing ovation de l’immense majorité des pays du monde condamnant Israël. Si cette prise de position n’est pas sans arrière-pensée, si nous devons en mesurer les limites, les contraintes, les impasses, elle honore la France.
Comme le dit Hubert Védrine : « Il devenait déshonorant de ne rien faire. »
Déjà, la prise de position commune de la France, de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne exigeant que la catastrophe humanitaire cesse à Gaza est à mettre à l’actif de la France.
On constatera malheureusement que le pays a été au rendez-vous de son histoire… lorsque la presse pourra effectuer son travail d’investigation à Gaza.
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4 – Le Tour de France écrasé par... l’ennui.
Réduit à la compétition du maillot blanc (meilleur jeune) et à la place d’un Français, voire deux, dans le top 10, l’intérêt du Tour de France fut mince.
« À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » serait le résumé de cette édition, la pire depuis les années Armstrong – Ullrich.
On a même appris par le "tracteur" Nils Pollitt que "Pogy" avait sa liste de bons de sortie pour gagner une étape.
Le vainqueur est toujours le reflet d’une époque. C’est aujourd’hui celle de l’illibéralisme.
Même Pogacar, le "patron" autoritaire, en avait marre : il voulait rentrer, il était lassé par cette domination sans partage, alors qu’il avait mis plus d’une minute sur les pentes du mythique mont Ventoux à un certain Armstrong.
Vivement l’arrivée du Mbappé du cyclisme, Paul Seixas, pour réenchanter la Grande Boucle. Ça tombe bien, ses initiales sont P.S.
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À dimanche prochain.




