3089 Jours de guerre en Europe
1/ L’Europe politique est née à la Maison-Blanche.
2/ Que faire… du 10 septembre ?
3/ Netanyahu pris au piège
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1/ L’Europe politique est née à la Maison-Blanche.
La première fois, le 2 mars 2025, ce fut V. Zelensky qui montra la voie à l’Europe, dans le Bureau ovale, refusant de plier sous le talon de fer de Trump. La seconde fut la bonne : le 18 août, les Européens s’invitent pour prêter main-forte et, d’une seule voix, au même Zelinsky.
Il s’agissait d’arracher un cessez-le-feu avant les négociations territoriales.
À l’évidence, le deal Poutine-Trump était : « La guerre continue et point de cessez-le-feu sans entériner toutes les positions requises par les Russes ».
Mais, au-delà de ces échanges, qui furent bien moins piteux que ceux de l’OTAN et de l’accord sur les droits de douane, l’Europe est devenue — l’espace d’un moment ? — un acteur politique.
Les « épiciers », au bord du précipice, se sont rebiffés. L’opinion européenne, ayant moqué la couardise de leurs chefs sur les précédents sujets, a peut-être joué en faveur de ce sursaut.
Ce modeste fait a créé une conscience collective, un « commun » à défendre : l’Europe parce que l’Ukraine, l’Ukraine parce que l’Europe.
Ne nous trompons pas pour « OTAN », si vous me permettez ce jeu de mots.
Même si Rutte était bizarrement présent dans la délégation européenne, Trump est l’intercesseur des positions de Poutine. C’est sous son parapluie que les choses se font.
C’est lui qui est le garant, en dernier ressort, de la sécurité de Kiev, mais surtout des conquêtes de Poutine (20 % du territoire de l’Ukraine), de la non-présence de Kiev dans l’Alliance atlantique, de l’absence de référence à un article 5 solidaire en cas d’attaque russe, des élections en Ukraine pendant le cessez-le-feu, de la fin des mesures de rétorsion économiques contre la Russie, etc.
Le coup de fil de Trump à Poutine pendant l’entretien Europe-Amérique est hautement symbolique d’un émissaire rendant des comptes sur « l’état de la négo ».
Nous sommes loin de la défaite de Poutine et de la victoire de l’Europe. Le maître du Kremlin va multiplier les manœuvres dilatoires, gagner du temps, continuer à bombarder. Puis il verra si l’Inde, la Chine, la Turquie tiennent bon, si le front bouge, et décidera de garder ce qui a été obtenu — comme il l’avait fait pour la Crimée.
Le bonneteau autour du lieu d’une hypothétique rencontre avec Zelinsky — à deux, à trois ou à quatre, à Moscou, à Vienne, à Pékin, à Lausanne, à Budapest — ne fait que commencer.
Ce qui, au passage, permet à Poutine de tester les tenants des sentences des magistrats de la CPI que Trump maltraite.
La Russie sera toujours menaçante, Trump y compte bien. Jean-François Colosimo dit justement dans Le Figaro :
« Trump et Poutine partagent un même objectif : la mise au pas de l’Europe. »
Une Europe prise en tenaille entre menace militaire d’une part, et menace économique de l’autre.
Mais, à cette étape, l’Europe ne s’est pas disloquée comme pouvait le penser Poutine après les accords de La Haye ou le Turnberry Deal. C’est sur ce fait qu’il faut se concentrer.
Macron fut le dernier à négocier et le premier Européen à reprendre langue avec le maître du Kremlin. Comme souvent, il en rajoute sur l’accessoire et oublie l’essentiel, en déclarant :
« Poutine, c’est l’ogre à nos portes », l’ogre comme on appelait Napoléon dans toutes les capitales européennes.
Était-ce bien choisi ? Était-ce le bon mot au bon moment ?
Oubliant qu’il avait reçu le président russe à Versailles, à Brégançon, et rallumé la flamme du Soldat inconnu avec lui. Cet homme est un « gâtesauce », il en fait toujours trop.
Il aurait pu louer ce petit pas pour l’Ukraine et ce pas de géant d’une Europe politique, lui qui en avait été le défenseur au travers de l’Europe de la défense. Les psychanalystes appellent cela ne pas être en situation.
Il aurait été dans son rôle de souligner :
« Il s’est passé quelque chose à la Maison-Blanche. L’Europe a parlé d’une même voix de guerre et de paix. »
L’idée était simple : ce nouvel équilibre précaire entre guerre et paix, il faut l’utiliser pour permettre à l’Europe de commencer à se hisser au niveau de la menace russe. Il faut profiter du moment.
Les chefs d’état-major se sont déjà mis au travail.
Hubert Védrine m’a souvent dit :
« Les Américains n’écoutent pas l’Europe, sauf si elle prend le visage de l’Allemagne, de la France et de la Grande-Bretagne unies. Là, ça compte. »
C’est sur l’Europe qu’il fallait communiquer. C’est maintenant qu’il faut la mettre en mouvement, et vite.
Je sais, je sais… Je ressemble à Nanni Moretti, dans son film avril, engueulant sa télé devant la mollesse de la gauche italienne. Ce n’est pas très opérationnel, j’en conviens.
Mais, ce moment, où l’Europe sort du syndrome de Stockholm — pour paraphraser l’excellent Bourlanges dans Le Point—, tout Européen l’attendait.
L’Europe n’a pas encore sombré dans l’illibéralisme national-populiste. Elle reste une frêle digue contre lui. Il faut l’aider à tenir, en tressant du commun.
Et la question de la sécurité de l’Ukraine, impliquant la coordination des Européens, en est une. Nous devons assumer la première ligne de défense de l’Ukraine, les États-Unis suivront.
Cela doit nous libérer, sur une décennie, de la tutelle militaire américaine.
Le tournant, c’est la militarisation allemande. Elle ne va pas s’imposer simplement, avec le pacifisme instrumentalisé par l’AfD, pour le plus grand plaisir de Poutine.
Mais, elle fera la différence, et provoquera — avec la France — d’autres problèmes, soyons-en certains. Chaque chose en son temps.
Rien n’est fait. Les cartes biseautées à Anchorage ont été distribuées à Washington.
Mais, l’Europe n’était pas prévue au tour de la table. Et c’est le chancelier Merz qui a initié la manœuvre — ce qui n’est pas indifférent à l’inflexion européenne de l’Allemagne, plutôt qu’à l’Europe allemande.
Dans l’opération, la communauté européenne vient de se greffer un supplément d’âme — j’allais prendre une autre image — hors du seul « grand marché ».
Les épiciers seraient maintenant casqués. C’est l’effet Maison-Blanche.
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2/ Que faire… du 10 septembre ?
La semaine dernière, je vous indiquais les prémices « théoriques » du tournant mélenchonien vers le nouveau peuple et ses luttes. Cela a beaucoup intéressé, et pas seulement à gauche, d’autant que les Insoumis, puis Sandrine Rousseau et le PCF, ont lancé des appels au 10 septembre : « On bloque tout.»
Ce mouvement, de type grève générale — d’ailleurs Mélenchon a fini par y appeler —, me fait irrémédiablement penser à ce que nous contait Jorge Semprún sur les grèves générales à répétition, dans les années 60-70, lancées sous la dictature franquiste, par le Parti communiste espagnol interdit, avec les « coordinations ouvrières » qui l’étaient tout autant.
C’étaient des actions aventuristes, disait Federico Sánchez (son pseudo dans la clandestinité), l’immortel scénariste de Z et L’Aveu, et l’auteur de La Deuxième Mort de Ramón Mercader ou de ses souvenirs de Buchenwald dans L’Écriture ou la vie.
Quelques-uns, à gauche, devraient s’y replonger : cela leur mettrait peut-être les idées en place.
Bref, ces grèves générales en peau de lapin ne débouchaient sur rien. Elles manifestaient surtout la peur de perdre la main dans l’opposition au franquisme et servaient seulement à capter une avant-garde militante, qui devait plus tard conduire à la prise de pouvoir du Parti communiste sans passer par la case démocratie.
Ce fut un roi d’opérette, il s’avérera corrompu, qui fit la transition à la mort de Franco, et le PCE se trouva dépassé par le PSOE dans ce tournant de l’histoire espagnole.
Ceci pour dire que les slogans incantatoires ne troublent que ceux qui veulent les croire.
Dans le fond et dans la forme, Mélenchon et ses amis ressemblent à l’irruptif Santiago Carrillo, le secrétaire général du PCE (ce dernier finira exclu de son parti).
Ils ne croient pas une seule seconde que la France sera bloquée le 10 septembre. Ce n’est pas leur sujet, même si, dans le climat populiste « c’est Nicolas qui paye », on n’est sûr de rien.
Le pari est plus simple, plus cynique. À peu près certains de l’échec de la journée, en tout cas en deçà de ses objectifs, il s’agit surtout, pour LFI, d’être le débouché politique d’une nouvelle génération se radicalisant, en débordant la gauche classique et syndicale.
Mais, alors, comment répondre à ce moment politique ?
Chloé Ridel dit, au nom du Parti socialiste, à propos du 10 septembre :
« Comprendre la colère et l’exaspération des Français ».
Mais, on sent la députée européenne gênée aux entournures.
Le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, à son tour interrogé, n’est pas plus disert : il suit le mouvement avec grand intérêt, ne trouve pas les modalités d’action très claires, mais… « comprend l’exaspération ». Décidément, c’est l’élément de langage.
Tout cela s’appelle tâter l’eau avant de plonger.
Comme d’habitude, la direction du PS laisse la gauche s’installer dans le « débordement mélenchonien », puis y succombe avec enthousiasme, en déclarant qu’elle ne peut faire autrement.
C’est le glissement progressif vers le plaisir de l’abandon.
Le fait même que le PS ne mette pas en avant l’initiative intersyndicale fut un premier pas. On n’a même pas essayé de s’en remettre à sa réunion du 1ᵉʳ septembre.
D’ailleurs, une dépêche AFP indique que le PS soutient le 10 septembre sans évoquer une déclaration ni un texte. Aucune rectification ne vient contredire cette assertion d’un PS soutenant le 10 septembre « à l’insu de son plein gré ».
Puis, bingo : vendredi, O. Faure, barbu pour l’occasion, nous dit que le PS devra « accompagner » — admirez la litote : il ne s’agit pas d’appeler ni de soutenir, mais d’en être sans en être —, et ceci avec un argument incongru :
« Il faut empêcher l’extrême droite de récupérer le mouvement. »
Ce qui semble indiquer qu’elle est dans l’affaire… et en passe de le faire.
Tout cela relève du délire collectif.
Un collectif anonyme, à la légitimité douteuse, qui la tient de vouloir bloquer la France le 10 septembre, n’en a parlé à personne, ne demande rien à personne, mais empile les colères pour faire masse — et dont même la CGT se méfie —, devient, par l’opération « du saint Mélenchon », le Graal du peuple guidant la gauche. On rêve !
Les socialistes s'embarquent donc dans cette affaire — eux qui, à première vue, ne pratiquent pas le spontanéisme — simplement parce que LFI l’a popularisée.
Fâcheux pour la gauche qui se veut dorénavant non mélenchoniste.
Et ceci, au moment où LFI effectue un tournant type 3ᵉ période de l’Internationale communiste, style Molotov 1928, avec son « classe contre classe », c’est-à-dire « nous contre vous ».
Je galèje ?
« Tout le monde déteste le PS », n’était-ce pas le mot d’ordre chanté par des centaines de militants sur l’air des lampions, avant la table ronde Emmanuel Bompard/Charles Consigny, lors de l’université de LFI, ces derniers jours ?
Qui peut croire que ce fut spontané !
Tous ceux qui ne sont pas derrière nous sont contre nous.
LFI, citadelle du peuple assiégé. C’est le sens qu’il faut donner au refus d’accréditer le journaliste du Monde lors de cette réunion.
Et il faut lire le dialogue entre Tariq Ali et Mélenchon dans New Left Review.
Le premier, ancien membre de l’International Marxist Group, membre de la IVᵉ Internationale (vous savez, celle de Poutou, Besancenot et Révolution permanente, quand ils n’étaient pas fâchés, mais aussi, par intermittence, des amis de Clémentine Autain et surtout de D. Obono).
Lisez, amis socialistes qui prenez la roue de Mélenchon. C’est un festival !!!
Vous apprendrez que Gaza, c’est pour le pétrole et « créer les conditions d’une guerre contre la Chine ».
D’ailleurs, Mélenchon déclare sa flamme à l’Empire du Milieu, supérieur, dit-il, aux États-Unis dans le domaine de l’aérospatial.
Et, s’il y a un gouvernement insoumis, ajoute-t-il :
« Il reconnaîtra que même si la Chine est une menace systémique pour l’Empire, ce n’est pas une menace systémique pour nous. C’est pour cela que je fais campagne. »
Je me suis même demandé si ce n’était pas une fake news quand Mélenchon déclare, dans ce même texte, que les États-Unis vont disparaître « car on parle plus l’espagnol que l’anglais ».
Mais, je vous ai gardé le meilleur pour la fin, car c’est ce qui nous occupe en ce moment :
D’abord, une confirmation :
« Aujourd’hui, il n’y a pas de classe sociale mobile en France que dans les communautés immigrées. »
Ces amis du 10 septembre apprécieront, eux qui veulent être, selon leur texte, « ancrés ».
Quant à nous tous, nous voilà prévenus :
« Au cours des prochaines décennies, les régimes collectivistes démontreront que le collectivisme est une vision plus satisfaisante pour l’être humain que la concurrence libérale. »
Circulez, il n’y a plus rien à voir… ni à savoir.
Il n’y a pas de doute : suivre les Insoumis confine au suicide politique, surtout lorsque le pays est au bord de la banqueroute et que l’extrême droite règne sur 43 % de l’opinion.
Franchement !! Comme disait l’autre :
« Ne jamais nous soumettre à la servitude et à la honte. »
La question posée aux sociaux-démocrates n’est pas de dénoncer, condamner ou commenter, voire soutenir, le 10 septembre.
Mais, de dire quelque chose de spécifique, dans un pays qui va être secoué par une nouvelle crise politique pouvant déboucher sur une crise générale et une impasse budgétaire.
D’abord, il faut soutenir la pétition de l’intersyndicale qui demande le retrait du budget Bayrou.
Connaissant mon petit monde, je vous avais suggéré de le faire début juillet.
En effet, lors du mouvement contre la réforme des retraites, l’intersyndicale avait pris de vitesse l’appel à la mobilisation des Insoumis, qui cherchaient à les déborder.
Il ne s’agissait pas d’une lutte d’appareils, mais de la nécessité d’offrir un cadre adéquat à la mobilisation de tous, et non de voir celle-ci confisquée par LFI — ce qui l’aurait tuée dans l’œuf.
Alors, il faut populariser l’initiative intersyndicale.
Si on veut gagner sur le budget, il faut une base large, non une fuite radicale.
Au passage, le but est de faire reculer Bayrou, pas de provoquer une crise de régime via la censure, débouchant sur la victoire de l’extrême droite.
Il faut ensuite opposer, « au rendez-vous des colères », le « rendez-vous des solutions ».
Il s’agit moins d’agiter le couteau sans lame des colères sans lendemain que de produire des solutions auxdites colères.
De ce point de vue, le contre-budget proposé par le PS, sur lequel travaille le député Philippe Brun, est la bonne réponse.
Elle est à la fois une alternative crédible au mur budgétaire dû à la politique libérale de Macron et une ligne de conduite face à la « convergence des populistes ».
Enfin, il ne faut pas oublier, dans ces colères indistinctes, les collectivités locales, aujourd’hui étranglées.
C’est à la fois le filet de sécurité des Français, la première ligne de défense contre les exclusions, et le seul lieu de socialisation dans une République en déclin.
Il faut faire de la lutte contre la précarité des collectivités locales le drapeau distinct des sociaux-démocrates.
Au cas où certains l’auraient oublié : dans quelques mois, il y a des élections municipales.
Mélenchon vous remercie de l’aider à préparer les siennes…
Il ne serait pas incongru, pour un PS en grande difficulté lors de ce rendez-vous, de penser à son implantation. Elle commande tout.
Ainsi, en cette rentrée, la boussole socialiste ne doit pas être celle de Mélenchon, mais celle du pays.
Nous aurions un triptyque :
- soutien à l’intersyndicale,
- solution budgétaire à l’Assemblée,
- défense des collectivités locales.
C’est à la fois utile, juste et robuste.
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3/ Netanyahu pris au piège
Plus nous nous rapprochons de la date fatidique de la reconnaissance d’un État palestinien, plus Netanyahu va faire feu de tout bois.
La récente missive du Premier ministre israélien, accusant le président Macron de faire monter, par ce geste de reconnaissance, l’antisémitisme en France, est significative.
Chaque pays s’engageant dans cette voie y aura droit, ainsi qu’à la déconstruction-banalisation des horreurs à Gaza.
On pourrait benoîtement répondre que la reconnaissance par la France est plutôt une mesure d’apaisement dans notre pays. En tout cas, plus que les bombardements, la famine à Gaza et l’offensive sur Gaza City.
Les Pays-Bas n’ont pas pris le chemin de la France et, pourtant, nous sommes épouvantés de voir des juifs poursuivis et maltraités parce qu’ils sont juifs, et donc jugés solidaires du gouvernement israélien.
Mais, Netanyahu ne s’adresse pas à la France en général, mais à sa communauté juive en particulier.
Il s’agit de couper celle-ci, par la disqualification de l’antisémitisme, d’une prise de distance avec le gouvernement Netanyahu.
Et ceci parce que les jours à venir vont accroître les interrogations, les réprobations, voire les condamnations.
D’autant que Tsahal annonce une guerre de longue haleine… jusqu’en 2026 !!!
Le gouvernement Netanyahu est vraiment dans la nasse. D'une part, la contestation grandissante en Israël et dans l’appareil sécuritaire, mais aussi la mutation en « gouvernement paria » de l’exécutif israélien dans le monde, et d'autre part, la pression suprémaciste de l’extrême droite, qui soutient Netanyahu comme la corde soutient le pendu.
Jouant cyniquement de cette tension, le Hamas, par l’intermédiaire de l’Égypte et du Qatar, fait savoir qu’il accepte le cessez-le-feu proposé par les États-Unis (60 jours et échange d’otages contre des prisonniers palestiniens).
Immédiatement, Smotrich et Ben Gvir, les deux ministres d’extrême droite du gouvernement Netanyahu, ont indiqué qu’il ne pouvait exister un cessez-le-feu partiel, et déclarent :
« Le Premier ministre israélien n’est pas mandaté pour cela. »
Comme Netanyahu dépend d’eux pour sa majorité au Parlement, il n’a rien d’autre à leur offrir que l’offensive à tout-vaà Gaza et en Cisjordanie.
Au fond, il souhaite que l’intervention à Gaza City règle, de fait, le problème des otages.
La situation — pense-t-il — sera changée à la veille des « reconnaissances » et il lui sera ainsi possible de ne pas perdre pied dans les communautés de par le monde.
Ce sujet va nous occuper, au milieu des larmes, des morts, des détestations et des anathèmes, encore cependant quelque temps.
À dimanche prochain.




