3048 jours de guerre en Europe

1. Trump, les soucis s'accumulent; 2. Faure – Bayrou – Macron piégés ! ; 

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1. Trump, les soucis s'accumulent

Mauvaise phase pour D. Trump ! Le coup de pied de l'âne de E. Musk à propos de l’affaire Epstein a mis le feu à la plaine rendue sèche par l’Orbanisation de l’Amérique. Incendie alimenté par tous ceux qui ne peuvent attaquer de front le président. S’ils sont fort nombreux, il y a maintenant une partie de la base qui s’en mêle, accusant Trump de dissimulation.

Ce n’est pas son seul souci du moment.

Il y a un monde entre la tentative d’humiliation de Zelensky dans le Bureau ovale et le Trump tassé sur lui-même faisant état de sa frustration vis-à-vis de Poutine. Au point, paraît-il, de suggérer à Zelensky de bombarder Moscou, mais pas à celui de fournir à ce dernier les armes nécessaires. Le soutien sera défensif, exclusivement défensif. Il s’agit d’empêcher que l’armée russe, par ses frappes incessantes de drones sur la population civile, ne démoralise celle-ci.
Mais, pourquoi un ultimatum de 50 jours ?
Trump donne à Poutine ce qu’il n’a pas donné à Netanyahou face à l’Iran : le temps de l’offensive. Lors de l’entretien entre les deux dirigeants, le maître du Kremlin aurait évoqué la nécessité pour lui de continuer jusqu’à l’automne. Pourquoi jusqu’à cette date ? Et pourquoi, dans ces conditions, le président américain lui laisse-t-il un temps aussi long ? Un « ultimatum décoratif », réagit Medvedev.
Il faut dire que le président américain s’est enfermé lui-même dans la séduction de Poutine. D’un côté, il a tout lâché à la Russie, hormis un gain territorial allant au-delà des 20 % du territoire ukrainien déjà occupé ; tout le reste est accepté. Mais « Poutine veut tout », a expliqué Trump, déçu, lors de son entretien avec le président Macron. La question est : quel est ce « tout » ?
Il s’agit vraisemblablement des États baltes que Gorbatchev n’avait pu retenir dans l’influence russe au moment de l’effondrement de l’empire. Cette exigence a fini de convaincre E. Macron.
Il en a tiré les conclusions le 13 juillet en décrétant « l’indépendance stratégique de la France » en accélérant l’augmentation du budget de la défense.

Donald Trump ne peut souscrire à cette visée territoriale de Poutine. S’il est favorable à ce que le maître du Kremlin joue les serre-files de l’Europe, il ne peut le laisser entrer dans un engrenage qui contraindrait les États-Unis, soit à ne rien dire — ce qui serait une défaite symbolique — soit à réagir, ce qui serait une défaite stratégique, engagés qu’ils sont sur 4 ou 5 fronts : guerre commerciale, Moyen-Orient, Panama, Groenland, et surtout la Chine.
Ce retournement, avant un autre, met à bas la légende urbaine d’un Trump tenu par Poutine pour quelques sombres affaires, si ce n’est d’avoir été recruté par le FSB.

Peut-on pour autant jubiler ? Peut-on espérer ou parier sur un « président américain en première ligne contre Poutine » ? C’est aller vite en besogne. Trump ne sait que faire après avoir dit pouvoir régler l’affaire en 24 h. Sept mois plus tard, il donne 50 jours à Poutine. Et son « Je suis déçu mais je n’en ai pas fini avec lui » résume bien l’impasse dans laquelle est le président américain. Il est en même temps cruellement déçu, mais dépourvu de moyens de rétorsion, car il ne veut ni ne peut aller plus avant.
Ce n’est pas un appel au règlement de comptes, mais une indication : il est prêt à jeter la rancune à la rivière, s’il y a une avancée minime. En attendant, Poutine fait à peu près ce qu’il veut, bombardant, pilonnant l’Ukraine, gagnant chaque jour un village, un bourg, un quartier en plus.

Décidément, Trump est fâché avec les ultimatums. Il en va de même pour celui fixé au Hamas et à Netanyahou.
Le Premier ministre israélien, après avoir proposé le locataire de la Maison Blanche comme prix Nobel, est reparti à Tel-Aviv en disant : « On fait comme on a dit », sans avoir rien lâché sur le fond, cherchant à obtenir la libération des otages avec le minimum de concessions sur la poursuite de la guerre, comme il l’a fait lors de précédents cessez-le-feu.
En attendant, un Américano-palestinien est battu à mort par des colons en Cisjordanie, provoquant l’ire américaine, avant que Tsahal ne bombarde l’église catholique de Gaza où des Gazaouis s’étaient réfugiés, déclenchant la colère d’un de ses derniers soutiens en Europe : G. Meloni.
Et puis il y a la tentation du chaos ou de la partition en Syrie, en instrumentalisant la question druze pour contrôler le Golan et s’ouvrir un chemin jusqu’aux Kurdes.
Et pour ce faire, le gouvernement israélien, malgré les mises en garde de la Maison Blanche, a bombardé les supplétifs du président syrien El Jahrah, l’humiliant et l’affaiblissant au point où des troupes tribales sunnites passent à l’attaque contre les Druzes et les Israéliens.
Bref, Netanyahou fait lui aussi à peu près ce qu’il veut après sa visite de « courtoisie » à Trump.

Le problème avec les deadlines est qu’une fois arrivé à échéance, il faut honorer la menace ou avaler son chapeau.
Et ces derniers temps, Trump en avale beaucoup...

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2. Bayrou – Macron piégés – Faure !

Le piège pour Bayrou

Jour de repos du Tour de France, veille des étapes de montagne, F. Bayrou monte à l’échafaud et fait don de sa personne à la règle d’or budgétaire qu’il a tant appelée de ses vœux. Le destin, toujours facétieux, le désigne pour en paver le chemin. Ce fut d’ailleurs — toujours modeste — ses premiers mots. Le geste se veut sacrificiel face au pays. Il est au-dessus, au-delà des représentations politiques, avec une ode à l’austérité au moment où « le pronostic vital est engagé » pour la France. Le Premier ministre sait son destin normalement scellé. Il prend date pour l’Histoire, et puis un chouïa pour la présidentielle, ce parachute ventral des Premiers ministres censurés, comme on le voit avec Barnier.

Ce discours ciselé, sombre à souhait, commence par une citation de Marc Bloch et se termine par celle de H. Arendt. C’est dire que cela ne respire pas la joie. Derrière chaque phrase rôde le fantôme des années noires. Les mots sont pesés au trébuchet du signifiant. Pour autant, le nom d’E. Macron n’est pas prononcé, seule une référence « au président de la République » est mentionnée, comme solde de tout compte. Le propos se veut stigmatisant des 30 dernières années où Bayrou aurait prêché dans le désert. Puis il sonne en creux comme un étrange désaveu de « sa créature » E. Macron, qui n’a pas été à la hauteur de la France. Bayrou s’avance tout à la fois Jeanne d’Arc devant l’ennemi et Mendès France devant les partis. Il se veut ascétique, si ce n’est christique. Ce faisant, il allume, avec un sourire aux lèvres qu’on ne lui connaissait pas, vu l’enjeu dramatique qu’il expose, toutes les bûches et brindilles d’un feu capable de le dévorer.

Le diagnostic n’est pas en cause — qui pourrait le nier — même si chacun, une fois le coup de chapeau fait, s’empresse de l’oublier. Ni même l’idée de stopper l’hémorragie financière — encore que l’amputation puisse tuer le patient avec une sévère récession. Mais il s’agit surtout d’un plan sans espoir, « le plan du désespoir », et avec ce zeste de flagellation pour expier l’État social, ce qui fait la marque des libéraux.

L’erreur est double : ne pas avoir proposé un nouveau contrat social, et le dessein d’une purge fiscale épargnant les entreprises et les plus riches, sous les applaudissements incongrus du Medef. Ce plan vise donc à stopper la progression mécanique de la dette et la charge exponentielle de son remboursement, sans autre perspective qu’un terrible coup de frein.

Pour être à la hauteur de l’image qu’il se fait du moment — pour lui et pour la France réunis dans un même destin — le Premier ministre ne communie pas dans l’espoir, mais ouvre surtout un chemin de croix.

Le rendez-vous dans l’Histoire, le rendez-vous de l’Histoire, doit occuper l’auditoire. Pas question de lisser l’effort à 15 milliards comme on l’imaginait à Bruxelles. Il faut que ça saigne, ça crie, ça pleure : la crédibilité, pour le Premier ministre, est à ce prix.
La dette est hors de contrôle, sans majorité pour quoi que ce soit. Le pays tremble donc au bord de l’abîme, sans moyen réel pour conjurer la catastrophe imminente. Voilà le tableau dressé par F. Bayrou, Premier ministre et maire de Pau.

C’est ici que se noue le premier piège. Comment, dans ces conditions, négocier ?
Soit Bayrou en rabat pour faire passer le budget, et il induira que le diagnostic n’est pas si grave que cela, ce qui serait un fâcheux précédent pour les budgets à venir.
Soit il propose des mesures symboliques, comme une taxation des plus riches dans le cadre d’une épure tellement amère qu’il aura du mal à convaincre.

Le déchaînement tous azimuts sur toutes les mesures proposées, ce véritable « mur des réprobations », atteste de l’état de la France. Un slogan monte des profondeurs du pays : « le redressement ne passera pas par moi ». Il contraste fortement avec l’engouement des spécialistes des chaînes d’info, qui n’est pas sans nous rappeler leurs standing ovations lors du discours de Juppé sur la réforme des retraites, avec la suite que l’on sait. Ils ne voient pas monter le « tout le monde a une raison d’être contre ». Elle démontre la très grande difficulté de l’équation pour la France. Déjà s’annoncent ici et là les mouvements de colère de la France qui paie.

Faire pschitt pour durer — Bayrou ne l’exclut pas — même si c’est rater son rendez-vous avec l’Histoire et surtout repousser le problème, ou rester droit dans ses bottes et partir. Tel est le dilemme que vient de se construire F. Bayrou.

 

Le piège pour Macron

Le discours du Premier ministre était, il faut bien le dire, le point d’orgue d’une séquence aux accents dramatiques.
Elle commença par une mise au point du chef d’état-major des Armées, lançant le sprint du président de la République, indiquant que la Russie ciblait avant tout la France. Rien que cela !
Le président profita de l’aspiration de cette accélération un peu téléphonée. Comme souvent, plutôt comme toujours, « Macron l’opportuniste » fait de ce moment géopolitique « la raison de son second quinquennat ».
Lui qui fut incapable de se remettre d’une présidentielle ratée et d’une dissolution catastrophique pour le pays trouve dans le réarmement de la France un peu d’air régalien.
Il va jouer — joue déjà, et même surjoue — c’est son péché mignon d’acteur, l’homme qui incarne la Nation dans l’épreuve.
Ce sera le « dernier Macron ». Sa colline inspirée est l’hôtel de Brionne — cela tombe bien : c’est ici qu’en 1793, pendant la Révolution, s’installa la « Sûreté générale ».
Il termine, dans ce haut lieu, son propos par la Marseillaise au milieu de militaires présents, à l’unisson du plus bel effet.

Par contre, le propos stratégique n’est pas très clair, si ce n’est « sus à Poutine ». Sur le coup, on ne peut l’en blâmer. Mais pas une égratignure pour Trump, encore moins pour la Chine, qui lorgne, avec l’Australie, sur la Nouvelle-Calédonie et son nickel — à qui il a rendu son « indépendance dans la dépendance », nouveau concept constitutionnel.

On ne sait dans quel cadre s’effectue l’effort budgétaire demandé.
Il y a peu, le président plaidait pour l’indépendance stratégique de l’Europe. Il agite aujourd’hui les mêmes mots pour la France. Mais pas de souci, dans les discours d’E. Macron, l’important c’est la musique, pas les paroles. Et nos médias sont tellement sensibles au catastrophisme ambiant.

Pour autant, dans quel dispositif cet effort s’inscrit-il ?
L’OTAN ? Le pilier européen de l’OTAN ? L’Europe ? La France seule ?
Tout à sa chanson de geste, il ne s’en préoccupe guère. Ce n’est pas essentiel, nous suggère le président. Ce qui est décisif, c’est d’acquérir des munitions.
J’ai eu à ce moment une pensée émue pour tous ces députés socialistes se battant becs et ongles il y a moins de 10 ans pour les usines et autres arsenaux.
Ne nous égarons pas ! Ce nouveau — ou ce énième — Macron ne va pas plaisanter avec l’honneur de la France. Il a été clair !
S’il a chargé la barque du Premier ministre de 6 milliards de plus en deux ans, il annonce déjà que l’absence de budget à l’automne, c’est le désarmement unilatéral de nos soldats.

Macron va se draper dans les mois à venir dans les plis du drapeau tricolore.
Vous avez sûrement en mémoire ce cours de philo du président, en début de premier quinquennat, sur la nécessité de « renouer avec un imaginaire glorieux », ou ce Tour de France de la mémoire historique abrégé par les Gilets jaunes.
Il a remis cela dans son « appel aux armes » du 13 juillet : « un héroïsme qui ne se mesure jamais à l’aune du renoncement ».
Il faut donc s’attendre à quelques coups de menton dans la crise que nous vivons.
Cela n’a pas tardé, puisqu’il a déclaré à propos du plan de rigueur de F. Bayrou : « la vertu du courage et l’audace de la lucidité ».
C’est ici que se noue le deuxième piège pour le président, qui compose ainsi l’image de son retour dans maintenant… 7 ans.

Un recul, un mini plan de rigueur, et c’est la statue du Commandeur mangée par les sables mouvants de la crise qui continue.
Le maintien du plan Bayrou, c’est là la crise politique, qui tout à coup le ramène sur terre et en première ligne, lui qui ne voulait chevaucher que l’essentiel.
D’autant que nommer un nouveau Premier ministre ne changera rien aux données du problème.
Lecornu présentera même le désavantage d’être trop proche de Macron. Comment faire voter un budget de cette intensité sans majorité ?
Pire : maintenant que les marchés sont satisfaits de la trajectoire Bayrou, tout changement de gouvernement avec un plan au rabais entamera la confiance, et le spectre du défaut de crédit surgira.
Si la France ne peut trouver 40 milliards, alors qu’il y a plus de 3 000 milliards de déficit, la France n’y arrivera pas.
Le Premier ministre n’a pas dit autre chose, en évoquant, avec un masochisme non dissimulé, l’exemple de la Grèce et Tsipras.

Il reste au président les pleins pouvoirs, mais là, nous basculerions dans une autre dimension : la dissolution.
Celle-ci peut amener l’extrême droite aux responsabilités, ou une absence de majorité — dans les deux cas, la question de la crise de régime est à l’ordre du jour, avec sa démission.

Au moment où Macron voulait enfourcher son cheval et jouer les Napoléon traversant les Alpes, peint par David, le voilà rattrapé par sa politique du ruissellement et la dissolution.
Le pont d’Arcole devient tout à coup celui d’Avignon : on ne le traverse pas, « on y danse tout en rond. »

 

Le piège pour O. Faure

Faure, penché en arrière sur sa chaise d’interview, a le body language de son état. Il aimerait tenir l’événement à distance tant il est contraignant. Le voilà coincé entre l’exigence collective d’affronter la crise financière et le ticket d’entrée dans la petite primaire : la censure. Dit autrement, entre la culture de gouvernement et la culture protestataire. Cela n’a pas échappé au leader de La France insoumise, qui réinvente le front commun autour d’un slogan simple : « Bayrou doit s’en aller ».
Le RN ne peut pas sauver Bayrou, même au prix d’un recul sur les deux jours fériés : « On veut supprimer le lundi de Pâques mais pas l’AME », résume le RN, se résumant lui-même.
Il reste que, vu la violence des mesures, l’extrême droite ne peut les cautionner devant l’opinion.
Ainsi, Faure doit faire un choix : la censure avec Mélenchon, puis la dissolution sans Mélenchon, tout en ayant précipité la crise avec l’extrême droite ; ou l’absence de censure et la fin de sa petite primaire sans alternative politique, tant il s’est engagé pour celle-ci.
Le soir de l’allocution de F. Bayrou, O. Faure est donc embêté, très embêté même ; le ralenti du débit lexical est la manifestation chez lui la plus évidente de cet embarras. Il dit tout à la fois « il n’y a pas d’autre perspective que la censure », puis, sibyllin : « je reste ouvert au dialogue ».
On ne sait s’il s’agit d’une réelle ouverture ou s’il s’agit d’un habillage pour voter la censure.

Si O. Faure vote la censure avec Mélenchon, c’est la ruine de « sa » gauche non-mélenchoniste. Le PS apparaît comme irresponsable au regard de ce que traverse la Nation comme épreuve. Il est probable que cela scellera son destin de partenaire junior.
Par contre, ne pas voter la censure alors que la gauche radicale est vent debout devant la saignée sonnera comme un adieu aux armes de la radicalité. C’est le troisième piège de la séquence.

La dissolution est la pire des solutions pour le pays, laissé ainsi sans budget et pavant la route de l’extrême droite. Et le PS combinera défaite morale et électorale.

Il n’y a aucune raison – si ce n’est coller à Mélenchon – de se précipiter dans la censure. L’énervement face à ce plan « ciblant les petits et les sans-grade » n’est pas non plus de bon conseil. On attendait quoi de la droite ? Alors sauter sur sa chaise en criant « censure ! censure ! censure ! » ne règle rien, mais aggrave tout.

Le PS, pour crédibiliser son retour en radicalité, annonce même un plan « électoral – dissolution », ce qui est doublement ridicule. Franchement, évoquer en ce moment l’urgent intérêt pour les réélections est-il à la hauteur des circonstances ?
Même si les Français refusent la potion, ils ne sont pas ignorants du mal qui ronge la France. C’est un aveu en somme ! La petitesse le dispute à la trouille, le PS étant celui qui a le plus à perdre dans l’affaire.

Si vous dites censure dès maintenant, vous perdez la capacité de faire reculer le gouvernement, qui préférera mourir les armes à la main, puisqu’au bout il y aura de toute façon la censure.
C’est jouer au poker en montrant son jeu. Et puis le PS perd ainsi toute capacité à être utile aux Français.

Considérer l’enjeu, négocier pour obtenir des avancées réelles, puis décider en conscience. C’est au passage la réponse faite par le président Hollande mardi soir dans Le Monde.
Puis à sa suite, ce fut aussi le léger infléchissement du communiqué du PS, mais dont le contenu n’indique pas ce qui doit changer. Il apparaît donc pour ce qu’il est : un paravent pour une censure souhaitée.
Alors qu’il faut s’engager dans la négociation, et ainsi contraindre le gouvernement.

Puisqu’on évoque beaucoup Napoléon dans ces « Instantanés du dimanche », il répétait cette formule que Lénine fit sienne : « On s’engage, puis on voit ». Et après, il faudra regarder la France dans les yeux.

À dimanche prochain.