5. LA COEXISTENCE PACIFIQUE DES CIVILISATIONS

Il ne faut pas croire à la guerre des civilisations, elle est improbable !
Mais, « à force d’écrire des choses horribles, les choses horribles finissent par arriver ».

La France doit faire de la coexistence pacifique des civilisations un enjeu planétaire.

La première condition de la coexistence des civilisations est de PROMOUVOIR LES VALEURS UNIVERSELLES.
C’est essentiel pour que celles-ci n’apparaissent pas comme le faux-nez du monde Occidental. Si la lutte contre le fanatisme et pour la laïcité ne doit connaître ni répit ni compromis, il faut clairement affirmer qu’il ne s’agit pas d’une lutte contre les religions mais le droit de les pratiquer toutes et de ne pas croire, sans être inquiété pour cela.
La laïcité, ce n’est pas la caricature des religions, c’est le droit de pouvoir le faire.

La seconde condition de la coexistence des civilisations est de PRIVILEGIER LE MULTILATERALISME.
Cela passe par l’organisation ou la participation à des actions coordonnées lorsque le malheur frappe un pays comme récemment le Liban ou au renforcement de l’Europe de la défense. Il vaut toujours mieux un cadre multilatéral pour intervenir militairement car il permet de définir un objectif clair, un cadre budgétaire et temporel défini, et si possible, des scénarios de sortie de crise politique.

La troisième condition sera de DÉVELOPPER UNE DIPLOMATIE DE COEXISTENCE DES CIVILISATIONS.
Cela concerne d’abord la France où l’on doit rester ferme face aux tentatives d’importation des conflits internationaux sur le territoire national.

Mais, plus largement, la France doit « intervenir » diplomatiquement partout où les civilisations se frottent ou s’affrontent. Par exemple, la situation des Ouïgours n’est pas supportable, et la constitution d’un ensemble de pays pour le dire semble nécessaire du point de vue des droits humains. Cela serait aussi un puissant appui dans notre lutte contre l’Islam fanatique au Mali voire même dans nos banlieues.

Pour la coexistence pacifique des civilisations, la francophonie est un instrument à ne pas négliger. 
C’est dans ce sens que la France doit proposer de soutenir des candidatures de la francophonie au sein des instances internationales. Mais nous devons aussi appuyer le développement de la politique éducative dans le monde avec le rétablissement et la pérennisation des moyens attribués à l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger. Il nous faudra aussi prendre des décisions nouvelles sur la formation universitaire à la française des jeunes des pays stratégiques (Inde, Corée du Sud, Indonésie, Australie) sur le modèle de l’« International Law Institute ». L’instauration d’une coopération entre juristes pour former les juristes des pays en voie de développement serait un chemin utile au développement et à notre influence.

La France doit aussi démultiplier le lien entre les collectivités territoriales et le réseau du ministère des Affaires étrangères et de ses opérateurs comme Business France. Il faut là encore inclure la francophonie.