6045 Jours de guerres en Europe
1/ Trump la gifle ; 2/ Défendre les libertés publiques ; 3/ Instantanés de campagne
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1/ Trump la gifle
Un raz-de-marée bleu pour les démocrates, une gifle pour D. Trump : une défaite, une déroute, une débâcle : les mots nous manquent. Le peuple américain a sanctionné le président américain plus qu’il n’a adoubé les démocrates : c’est un rejet massif et sans appel. La Chambre des représentants, le Sénat, les gouverneurs : partout, les républicains ont été chassés. Il ne s’agit pas seulement du balancier classique des midterms. Barack Obama avait résumé par avance l’état d’esprit du pays : ça suffit ! Est-ce pour autant un coup d’arrêt de Trump en particulier et de la vague illibérale en général ? Il s’agit incontestablement d’un pied dans la porte qui entrave la marche de cette conquête national-populiste du monde. Les États-Unis l’avaient amplifiée, les Américains viennent de l’entraver. Notre satisfaction légitime de voir Trump battu ne doit pas endormir notre vigilance, d’autant que le prochain round est en France et, honnêtement, là, nous sommes mal partis. Si la France bascule, c’est l’Europe qui s’enrhume.
Ne nous trompons pas : c’est le « trumpisme » qui a été « dégagé », en tout cas entamé, pas le national-populisme, qui reste vivace chez les républicains et dans une grande partie de l’opinion. C’est Trump qui a été visé, et cela est déterminant car il était et est encore la clé de voûte d’une vague nationale et populiste antidémocratique mais hétérogène. Ce qui a été sanctionné est, pêle-mêle, l’inflation, le prix du pétrole, la corruption et la prévarication de la famille Trump, la tentative de mainmise sur la justice, la conduite foutraque des affaires des États-Unis, la gouvernance par décrets et les sorties de route verbales, les promesses non tenues, en particulier de ne pas faire la guerre, de l’avoir faite en Iran et surtout de ne pas l’avoir gagnée, le bombardement de sept pays, le soutien à Poutine et celui, ad nauseam, à Netanyahu ; d’ailleurs, juste avant l’élection, la Maison-Blanche a fait savoir qu’elle allait arrêter le soutien financier à l’économie de guerre d’Israël. En fin de compte, rien n’a trouvé grâce aux yeux des Américains, pas même la milice ICE et la chasse aux migrants.
Devant ce désaveu, Trump a surpris son monde en reconnaissant immédiatement sa défaite. Elle est cuisante et ne souffrait aucune contestation. Il a juste cherché à s’en disjoindre avec son aplomb habituel et à baliser son périmètre de pouvoir, qui est passé de la présidence toute-puissante à la présidence entravée. Le résident de la Maison-Blanche est assiégé comme le Fort Alamo face aux troupes de Santa Anna. La marge de manœuvre, sans être nulle, du président politiquement déchu est largement réduite. Elle est sans partage en politique étrangère, c’est entendu, encore que l’on puisse imaginer un conflit autour des moyens financiers pour la poursuite de la guerre en Iran, par exemple. Mais en politique intérieure, elle sera entre cohabitation et confrontation. D. Trump a immédiatement suggéré qu’il était prêt à travailler avec les démocrates, puis a beaucoup insisté sur le fait qu’il pourrait être monsieur Veto. Nous savons que cela n’a pas réussi à Louis XVI et Marie-Antoinette après 1791, mais la politique américaine pourrait en être paralysée et faire monter rapidement les hostilités. C’est la gestion de cette victoire par les démocrates et de la défaite par Trump qui va être déterminante pour la suite du pays. La vague démocrate est, elle aussi, hétérogène ; il va falloir éviter les tensions internes. Elles pointent déjà, et pas seulement entre la gauche du parti et l’aile modérée. La décision de présenter des candidats démocrates collant à la sociologie politique du terrain a été d’une remarquable efficacité. Mais elle a un revers : elle peut se transformer en cacophonie et divisions. Pour autant, il est probable que Trump sera dans la provocation, volontaire ou due à sa sénilité vindicative. Il va provoquer des réactions propres à mobiliser le camp républicain et les MAGA. Mais aussi nourrir des interrogations du style « on ne peut aller à la présidentielle avec Trump et son bilan » ; de là à ce qu’il y ait des défaillances et des fractures, il n’y a qu’un pas. Et donc l’enjeu, c’est la crise, son ampleur, sa nature dans chaque camp, car, si Trump est battu, il y a toujours deux Amériques qui se font face. Et la manière dont ce bicampisme va être géré et les forces centripètes contenues va être déterminante. Si Trump et son équipe ne vont pas renoncer à leur mission : la liquidation de « l’ordre libéral » issu de la Seconde Guerre mondiale aux États-Unis. La nomination de Stephen Miller, redoutable idéologue national-populiste, comme patron de l’administration de la Maison-Blanche en est la démonstration. Les démocrates doivent terminer le travail pour la présidentielle et renvoyer le courant MAGA rejoindre le Tea Party dans les poubelles de l’histoire. David Axelrod, le conseiller politique de Barack Obama à la Maison-Blanche, ne disait pas autre chose sur CNN le soir de l’élection : « Que vont faire les démocrates de cette victoire (…) Focus sur l’amélioration de la vie aux États-Unis plutôt que passer toute leur énergie à la bataille juridique. » Tout est dit.
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2/ Défendre les libertés publiques
Après la nomination des juges à sa main par D. Trump et la mise au pas des récalcitrants. Après la tentative de coup d’État constitutionnel de Netanyahu en Israël. Après le référendum tenté et raté par G. Meloni pour revenir sur l’indépendance de la justice italienne. Après l’alliance Vox-Partido Popular en Espagne pour une majorité des 3/5 e visant à une OPA sur l’appareil judiciaire et constitutionnel. Nous voyons bien que la question de la « maîtrise » de l’État de droit est la pierre angulaire de l’illibéralisme défendu par tous les nationaux-populistes. Le conflit en Pologne en est la démonstration. Un événement fortuit a précipité une crise sous-jacente sur l’État de droit. La confrontation est inédite : un juge, président du Conseil constitutionnel, suspendu pendant trente jours parce qu’il refuse d’homologuer six juges désignés par l’Assemblée nationale polonaise. La police interdit l’entrée dans les locaux de l’institution au juge et à son adjoint. Des manifestants s’attroupent pour les soutenir. Le président de la République polonaise, en déplacement au Sénégal, revient d’urgence et accuse le Premier ministre de coup d’État. C’est une confrontation pour l’indépendance de la justice et l’État de droit qui tire sa source de sa remise en cause en 2015. À l’époque, le PiS, l’un des plus anciens partis nationaux-populistes ayant accédé au pouvoir, réforme la justice et nomme illégalement des juges proches de l’extrême droite et sans compétences propres autres que leur allégeance au parti d’extrême droite. L’Europe, qui était déjà intervenue sur une situation équivalente en Hongrie, s’en émeut et note qu’il s’agit d’une remise en cause de l’indépendance de la justice. En 2023, D. Tusk, élu Premier ministre, veut le retour à l’État de droit. En 2026, il obtient la nomination par l’Assemblée de six juges indépendants. Mais le président polonais Karol Nawrocki, membre du PiS, s’y oppose au nom de la légitimité de l’ordre judiciaire issu des réformes précédentes. La Commission de Venise, organe consultatif du Conseil de l’Europe chargé de donner son avis sur ce type de conflits, a estimé que le président ne pouvait pas bloquer arbitrairement ces nominations. Le président du Conseil constitutionnel peut encore moins refuser de les recevoir. Cette mise sous le boisseau de la justice : on imagine aisément le profit qu’en avait tiré l’extrême droite au pouvoir et dans la lutte contre l’opposition.
Ce conflit, donc, tourne à la crise politique dans un pays devenu décisif géopolitiquement dans la confrontation avec Poutine. Cette déstabilisation a pour moteur la remise en cause de l’indépendance de la justice et de l’État de droit qui la constitue, voulue et organisée par l’extrême droite. Le but de celle-ci, partout où elle conquiert le pouvoir, est de chercher à mettre la main sur le pouvoir judiciaire ou d’en modifier les éléments constitutifs pour légitimer son nationalisme et priver ses opposants d’une légitimité juridique à le contester. C’est exactement l’enjeu de l’arrivée de l’extrême droite en France avec le référendum sur la Constitution qui, par l’introduction de la priorité nationale, modifiera les conditions de l’exercice du droit. C’est aussi la raison de la demande de démission du président du Conseil constitutionnel par Marine Le Pen, parce qu’il fait obstacle à cette procédure.
La démocratie, ce n’est pas seulement le droit de vote, c’est aussi des droits, la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice, le respect de l’indépendance de la presse, etc. C’est la raison pour laquelle, dans la période que nous traversons, il faut être précautionneux sur les libertés publiques. Il n’est ni juste ni raisonnable de demander la dissolution de LFI (je m’étais opposé à ce mot d’ordre à propos du FN) ni l’interdiction d’une chaîne de télévision dont la ligne éditoriale est la stigmatisation des « Français issus de l’immigration ». Tout à la fois parce que ceci est attentatoire à l’État de droit : c’est à l’Arcom d’agir, et, tant que LFI n’a pas enfreint la loi ou porté atteinte à la sécurité de l’État, elle ne peut être dissoute. Mais aussi parce qu’à la veille d’une possible arrivée de l’extrême droite au pouvoir, la montée de la remise en cause des libertés publiques sous l’aiguillon des populismes crée un climat propice au passage à l’acte illibéral. Et il est probable que le délit d’opinion sera retourné contre ceux qui pensent pouvoir l’utiliser pour disqualifier l’adversaire, voire l’ennemi. Cette guerre civile des mots passe déjà à l’excommunication des faits et même à la chasse aux sorcières dans certaines chaînes de télé, comme pour un édito sur Franceinfo ou une journaliste sur BFM. Elle n’annonce rien de bon, surtout lorsque le national-populisme a fait de l’État de droit sa cible, son ADN. Soyez-en sûrs… et en ce domaine comme en d’autres, l’enfer est toujours pavé de bonnes intentions.
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3/ Instantanés de campagne
● E. Philippe ne peut faire autrement que refuser l’offre de G. Attal d’une primaire. Ce dernier, en chute libre dans les sondages, applique la stratégie du bourdon : « il pique et meurt ». En effet, en proposant au bloc central une primaire rebaptisée « contrat de coalition », il souligne que personne ne s’impose dans le bloc central, pas même lui. Pas plus E. Philippe que Retailleau, ni D. Lisnard, le turlupin de la droite qui, comme Zemmour ou J.-P. Chevènement, fait turbuler le système l’espace d’un automne (mais son succès sondagier manifeste une insatisfaction des offres à droite). Et ceci sans citer Barnier, qui ronge son frein, X. Bertrand, qui attend son heure, D. de Villepin, qui ne veut pas compter pour du beurre, ou C. Lagarde, qui est la candidate du mois avant de rejoindre, dit-on, Davos, sans oublier G. Larcher, qui a droit à une course à l’échalote de la part de la présidente de l’Assemblée, Y. Braun-Pivet, déclarant sa flamme pour l’inamovible président du Sénat avec quelques arrière-pensées pour elle-même. E. Philippe encaisse cette série de crochets au foie qui le fait vaciller. Son argument pour réfuter la primaire, à savoir qu’elle serait un facteur de division à droite alors qu’il y a quasiment dix prétendants dans son couloir, ne tient pas la route et souligne son désarroi. Mais il ne peut dire oui à la primaire, ce qui finirait par ruiner ses chances. La défaite d’A. Juppé, dont il était le porte-parole, face à F. Fillon le hante. Et puis, comme toujours, ces périodes préprésidentielles sont pour les Français le crash-test. La droite regarde si le candidat d’Horizons est capable de résister à la pression. En disant non, alors que ses concurrents disent oui, il s’isole, et leurs insistances démontrent que son leadership ne va pas de soi. Le problème de la droite, comme le dit J.-F. Copé, est qu’elle cherche un de Gaulle et qu’il n’y en a pas en magasin. Elle s’est droitisée tout en se déclarant centrale. Elle a été, pour les principaux (E. Philippe, Attal, Retailleau, Barnier), au premier rang du macronisme et ne sait comment s’en distinguer. Elle n’a plus de défense immunitaire avec l’extrême droite, qui l’a contaminée, et pourtant, elle a besoin de la gauche pour l’emporter. Ce sera compliqué pour obtenir 100 % de la gauche réformiste après les déclarations du maire du Havre essentialisant les émeutiers du 17 octobre : haaa, les fameux « Français issus de l’immigration », c’est-à-dire noirs ou maghrébins. La banalisation de la stigmatisation : un ancien Premier ministre ne devrait pas dire cela. Jouer sur la surreprésentation des Français des quartiers dans la délinquance pour suggérer que l’ADN de l’immigration, c’est des violences, des pillages, indiquant, fait aggravant – alors qu’ils sont français –, que l’intégration ne marche pas. Il y a là un naufrage moral et politique pour tenter de remonter dans les sondages. Et le maire de Béziers, R. Ménard, n’a pas tort de dire : c’est ce que disait Jean-Marie Le Pen, et à l’époque, E. Philippe s’en offusquait. Ce qui va radicaliser un peu plus l’électorat de Mélenchon, qui pense que c’est perdu et qu’il faut défendre une alternative morale face à l’extrême droite. Mélenchon l’a parfaitement compris et se rue sur la faute d’E. Philippe et le traite de raciste, ce qui n’améliore pas le rapport du deuxième tour pour le maire du Havre. Décidément, E. Philippe attend le gong des fêtes de Noël, qu’il espère comme le boxeur saoulé de coups. À moins que son camp envoie l’éponge sous la forme d’un appel commun à la primaire, même si elle est en désaccord sur son périmètre. La proposition de débat entre les concurrents par Retailleau, puis l’acceptation de la primaire entre Lisnard, Philippe, Attal et lui-même, est un pas en ce sens. Le sondage Odoxa sur le sujet démontre que 74 % de la droite hors RN y est favorable. Le bloc central s’affaisse et doit affaiblir son dernier pilier, E. Philippe (qui est à 15 %), pour espérer une primaire censée le faire renaître.
● R. Glucksmann n’a pas de chance. Il a triomphé lors des élections européennes et n’a pu en profiter à cause de la dissolution. Il a écrasé la primaire sociale-démocrate mais ne peut capitaliser à cause du mouvement social qui l’a pris de court. Il a réussi son OPA sur le PS, mais les travers des socialistes et la lutte des places ont failli créer une crise à Place publique. Ces derniers furent outrés des révélations sur l’équipe de campagne, où il n’y en avait que pour le PS (observez l’importance que revêt pour le PS l’organigramme, qui n’existe dans aucune autre organisation et ne survit jamais à l’heure de son annonce). R. Glucksmann a voulu rassembler les socialistes et fit preuve de mansuétude pour O. Faure, qui a immédiatement utilisé le répit pour tenter d’imposer la thématique de la « parenthèse Glucksmann » le temps de la présidentielle. Il suggère que premier secrétaire il est, premier secrétaire il restera, et c’est donc lui qui fera les investitures aux législatives. Il délégitime ainsi le leadership du candidat à la présidentielle.
Raphaël Glucksmann est confronté au piège de la délégitimation à gauche. En interne, donc, Faure lui assigne le rôle d’une tête de liste passagère, comme lors des Européennes. Et en externe, le leader de La France insoumise a mis en place une tactique spécifique pour gagner « la primaire électorale de la gauche ». Il fait mine de nier l’existence de R. Glucksmann (pas un mot, pas une phrase, pas une polémique sur le député européen : c’est l’invisibilité volontaire, Attal faisant le reste en l’imposant de force dans sa primaire du bloc central). Profitant du moment, « JLM » veut s’imposer à coups de rassemblements de masse, non comme le vote utile mais comme le candidat légitime à gauche. Cette tentative de relégitimation du candidat insoumis par des rassemblements de masse s’accompagne d’une tentative de ralliement sans adoubement de la totalité du groupe écolo à l’Assemblée : non seulement les écologistes, mais aussi Génération.s, dont B. Hamon (qui fait un retour à bas bruit en politique – en vue des régionales ?), puis Autain, Corbière et, au final, François Ruffin, qui résiste encore. Stéphane Peu, président du groupe communiste, et une majorité de celui-ci ont déjà franchi le Rubicon. Ce n’est pas leur apport électoral qui compte, mais l’image de la légitimité à gauche retrouvée pour J.-L. Mélenchon, prélude, pensent les insoumis, au vote utile pour le second tour. Et pour boucler la manœuvre, les insoumis utilisent le mouvement social pour faire la différence : d’un côté, R. Glucksmann est conspué dans la manifestation par quelques olibrius LFIstes. Puis l’on multiplie les images de Mélenchon, petit père du peuple, comme un poisson dans l’eau de la mobilisation. Là encore, la délégitimation marche à fond, avec un non-dit mais signifié : Glucksmann, ce n’est pas la gauche.
Devant cette situation, il va falloir se hâter pour le candidat de la primaire social-démocrate, qui profite encore de l’effet de celle-ci. Il va falloir parler haut, fort et clair, et ne pas chercher la synthèse entre néo-mélenchonistes et sociaux-démocrates. Il semble que Glucksmann l’ait compris : l’interview dans La Tribune dimanche de ce jour va dans ce sens. C’est le bon sillon. Un meeting le 6 décembre est prévu à cet effet, très bien ; on peut trouver que deux mois après l’élection, c’est long, peut-être trop long. Mais le rendez-vous devient déterminant. Quant à l’ambition affichée par certains de ses soutiens influents de maintenir R. Glucksmann au-dessus de 10 % jusqu’à fin décembre pour éviter le retour de F. Hollande, elle ne suffira pas à catalyser le vote utile pour éviter un deuxième tour Mélenchon-Le Pen. Attention à la tenaille entre la recomposition du bloc central et la reconstruction de la légitimité de Mélenchon. Le dernier IFOP de mercredi est un avertissement.
● Seulement 13 % des Français font confiance à E. Macron. Il est que nous lui devons le risque d’un deuxième tour M. Le Pen-J. -L. Mélenchon, l’effondrement budgétaire, et le social et la jeunesse dans la rue contre la vie chère, etc., etc. Mais, imperturbable, il a une idée pour tout réparer. Il préconise une primaire « de Lisnard à Glucksmann », lui qui n’a fait aucun geste en dix ans vers les sociaux-démocrates, qui a toujours voulu gouverner seul dans un rejet des populismes et les a ainsi construits comme alternative. Il souhaiterait, tout à trac, une coalition des contraires pour en être le père. Mais le souhaite-t-il vraiment, ou s’agit-il de faire porter la responsabilité de la catastrophe annoncée sur ceux qui n’auraient pas su s’allier ? Il ne nous aura rien épargné. Il serait pourtant utile qu’il se fasse discret pendant que l’on passe la serpillière.
À dimanche prochain




